samedi 30 avril 2011

Dernier sondage Angus-Reid : le NPD est entrain d'asphyxier le BLOC au Québec

Dernier jour officiel de la campagne électorale alors que les Canadiens se présenteront aux urnes demain pour élire un nouveau gouvernement, 308 députés, en espérant chez la majorité qu’ils ne devront pas reprendre le même exercice dans deux ans. Sauf que leurs espoirs sont bien minces, considérant qu’un nouveau gouvernement minoritaire s’annonce, dirigé par l’actuel premier ministre Stephen Harper.
Encore samedi, un nouveau sondage montrait que le Nouveau Parti Démocratique arriverait largement en tête des intentions de vote au Québec et consoliderait sa position au second rang au Canada. Si tel est le cas, ce serait la première fois dans l’histoire du pays que les libéraux n’occuperaient ni le pouvoir, ni le rôle d’opposition officielle,
Selon Angus-Reid, pour le compte des quotidiens La Presse et Toronto Star, le NPD récolterait 45% des intentions de vote au Québec contre 26% pour le Bloc Québécois, après répartition des indécis. Le Parti Libéral arriverait troisième avec 16% des voix tandis que le Parti Conservateur obtiendrait seulement 13%.

Au niveau de tout le pays, le Parti Conservateur domine toujours avec 37% d'appuis tandis que le NPD arrive deuxième avec 33% des intentions, suivi du Parti Libéral, loin derrière, avec seulement 19% de soutien.
En plus du Québec, le NPD domine aussi les provinces de l'Atlantique, alors qu'il récolterait 46 % des voix contre 27 % pour les Conservateurs et 25 % pour les Libéraux.
Le sondage a été mené en ligne jeudi et vendredi auprès de 3003 canadiens, dont 705 au Québec, affichant une marge d'erreur est de 1,8 % à l'échelle du pays tandis qu'au Québec elle est de 3,7 %.

vendredi 29 avril 2011

“Le Québec n’a pas besoin d’immigration”, une conclusion exagérée et insidieuse. Partie 2


Les impacts économiques de l’immigration
Mon texte est un regard critique sur le livre « Le remède imaginaire… » de Benoit Dubreuil et Guillaume Marois
Dubreuil et Marois concluent globalement que l’immigration n’a aucun impact significatif sur l’économie des pays d’accueil en se basant essentiellement sur les indicateurs comme le salaire et le PIB/habitant qui ont leurs limites lorsqu’il s’agit d’évaluer la santé économique d’un pays. Même si certaines études révèlent des effets positifs ou potentiellement positifs, ils fabriquent toujours des arguments pour en minimiser la portée. D’ailleurs si le PIB/habitant est un parfait indicateur pour évaluer la performance économique d’un pays, les pays comme le Qatar, le Luxembourg et le Singapour qui forment le top 3 en 2010 (http://fr.wikipedia.org/wiki/PIB_par_habitant ) seraient de loin meilleurs et plus développés que le Canada. Hors, je ne me rappelle pas que le Qatar et le Singapour soient considérés comme des pays développés.
Il faut dire que les conclusions des études que j’ai lues jusqu’à date sont moins catégoriques et plus nuancées que celles des auteurs de ce livre qui ne lésinent pas sur les moyens pour dénigrer l’apport des immigrants à l’économie québécoise même s’il faut faire appel à des raccourcis douteux, et à des affirmations sans fondement scientifique. un immigrant détenant un diplôme universitaire a en moyenne une maîtrise de la langue équivalente à celle d’un Québécois «de souche» détenant un diplôme de cinquième secondaire. ». Elle est bonne celle là, d’une rigueur scientifique déconcertante. Parle t-il d’un Maghrébin, d’un Africain, d’un Chinois ou d’un Européen ? En tout cas, ca ressemble plus à une affirmation gratuite qu’à un fait avéré. Je n’ai pas appris la langue française au Québec mais dans un pays en développement. Fin de la parenthèse.
Par exemple, B. Dubreuil soutient qu’ «
Selon la synthèse d’études effectuée par la Chaire des études canadiennes de l’université McGill, l’immigration pourrait bien être plus rentable qu’on le pense étant donné que le coût de «production» des immigrants adultes est assumé ailleurs, mais c'est une question qui exige davantage de recherches.
« Au Canada, il semble admis que la croissance de la population et l'immigration ont été associées à la croissance économique et à la hausse du niveau de vie. Historiquement, cela a été la tendance à long terme, mais on se demande aujourd'hui si ces rapports se poursuivront à l'avenir, compte tenu surtout des changements survenus dans le profil de l'immigration, dans la société d'accueil (p. ex. le racisme) et dans l'économie canadienne (p. ex. la restructuration). » On peut donc dire que la baisse de la performance économique des immigrants n’est pas uniquement due à leur profil mais aussi à des paramètres complexes liés à la société d’accueil. C’est bien plus facile d’intégrer économiquement des Italiens, des Espagnols, des Grecs, quelque soit leur niveau de qualification, que des Arabes, des Africains, bref ces ethnies étranges avec leurs cultures rétrogrades incompatibles avec les valeurs québécoises. Quelle que soit sa qualification, il y aura toujours un doute sur l’immigrant de la nouvelle vague, son expérience non canadienne, ses capacités d’adaptation à un nouvel environnement, l’acceptation de ce nouveau visage, de cet accent différent par la clientèle de l’entreprise, etc. La peur de l’inconnu est tenace. La première fois qu’un employeur m’a fait CONFIANCE, il ne l’a jamais regretté.
Oui, les données démographiques donnent à penser que les récentes vagues d'immigrants mettent plus longtemps que les précédentes à «rattraper» les natifs sur le plan socioéconomique, même si elles sont plus scolarisées que les anciennes. Mais il faudra se poser de bonnes questions et « approfondir la recherche pour déterminer dans quelle mesure cela est attribuable à des changements économiques d'envergure, à la discrimination, à un contexte démographique et à des caractéristiques de capital humain différentes chez les immigrants récents, ou encore à la transformation progressive de la composition sociodémographique de la population hôte».
Qu’on le veuille ou non, ce serait jouer à l’autruche que d’évacuer la variable « discrimination » de l’équation même si elle ne peut pas expliquer à elle seule les problèmes d’intégration économique des immigrants au Québec.
Selon l’étude de Tossou (1998), l’analyse des données de 1986 montre que des immigrants de minorités visibles particulières, notamment les Noirs et les Asiatiques, avaient gagné des revenus inférieurs à ceux qu’auraient justifiés leurs talents. Le désavantage avait diminué pour les personnes nées au Canada.
Selon la même étude, au Québec, le sous-emploi des immigrants (allophones) au sein des fonctions publique provinciale et municipale est un phénomène ancien. Il semble que les efforts en faveur de l’équité en matière d’emploi n’ont pas remporté un succès phénoménal. Au Québec, cette situation s’explique principalement par le fait que l’État est un employeur important pour la majorité francophone de souche, tandis que les anglophones et allophones œuvrent dans le secteur commercial.
« Certains d’entre eux ont peut-être un statut peu élevé, comme employés de petites entreprises, chauffeurs de taxi, nettoyeurs d’immeubles, employés de restaurant, jardiniers, etc. Mais il est à remarquer que les immigrants sont aussi surreprésentés au sein de certains secteurs de la recherche scientifique et de la haute technologie».
L’étude conclut également que les immigrants représentent une source appréciable de main-d’œuvre à meilleur marché et de surplus économique. Grâce aux effets des économies d’échelle, leur présence a également contribué à la croissance de l’activité économique en général. Cette présence induit une redistribution de la richesse en faveur des propriétaires de capitaux ou des utilisateurs des services des immigrants. Par ailleurs, les travailleurs immigrants apportent parfois un bénéfice net fiscal à l’État et un surplus économique plus ou moins important selon les hypothèses retenues pour évaluer les coûts liés à l’immigration. Cependant, leur présence plus ou moins marquée ainsi que leur impact économique, dépendent aussi de la conjoncture économique favorable ou non qui prévaut dans le pays considéré. Une économie en crise tend à défavoriser l’arrivée des immigrants, mais une économie en expansion les attire, et peut accroître considérablement leur apport.
Certes, les immigrants ont de plus en plus un niveau de salaire moyen inférieur aux natifs donc pourrait contribuer moins à l’assiette fiscale des particuliers. Mais les entreprises qui utilisent cette main d’œuvre abordable font plus de profits augmentant par la même occasion l’assiette fiscale des entreprises. Ce qui veut dire la perte fiscale éventuelle, en ce qui concerne l’impôt sur les salaires, est probablement minimisée par un gain fiscal du côté des entreprises. De toute façon, la baisse salariale engendrée par les immigrants n’est pas nécessairement défavorable aux pays hôtes. Elle n’est défavorable qu’aux immigrants et à certains groupes de salariés natifs. La disponibilité d’une main d’œuvre qualifiée abondante permet d’éviter la pénurie, donc d’empêcher une augmentation démesurée du coût de la main d’œuvre qui pourrait miner la compétitivité des entreprises québécoises dans un contexte de mondialisation de l’économie. La question posée dans le livre à la page 32 - à savoir pourquoi les lobbys patronaux recommandent un haut niveau d’immigration alors que les entreprises qu’ils représentent n’embauchent pas les immigrants que l’on accueille – y trouve en grande partie sa réponse. On a pas besoin nécessairement de les recruter, le seul fait qu’ils soient présents permet de stabiliser des données macro-économiques majeures comme le coût de la main d’œuvre. C’est une simple logique économique de la loi de l’offre et de la demande. Cet effet de modérateur du coût de la main d’œuvre joué par l’entrée massive d’immigrants qualifiés est capital pour une économie qui est en concurrence avec le reste du monde.
L’immigration est un facteur de vitalité entrepreneuriale
Les immigrants contribuent grandement à la création de richesses au Québec. La propension des communautés immigrantes à l’entrepreneuriat est démontrée dans l’étude de Gilles Roy (1998). Parfois, l’immigrant va choisir la voie de l’entrepreneuriat pour contourner les contraintes et les difficultés liées à l’intégration au marché du travail. Ils sont particulièrement présents dans certaines industries comme la restauration, la distribution, les services professionnels, etc.
Même si l’immigration ne permet pas d’améliorer significativement l’indicateur PIB/habitant, elle ne l’a pas détérioré non plus. On peut néanmoins se demander ce qu’aurait été la croissance (décroissance) du PIB du Québec sans l’apport des immigrants ?
L’immigration peut être aussi un instrument d’appui à la croissance économique
En période de prospérité, une politique d’immigration dynamique pourrait faciliter l’arrivée du nombre nécessaire de travailleurs immigrants ayant les qualifications requises. Le pays en profite doublement parce qu’il n’a pas supporté leur formation, et ces derniers sont d’ordinaire de "meilleur marché" que les natifs. Par définition, les travailleurs natifs ne seraient d’ailleurs pas très disponibles, si l’économie tourne à plein régime. Ensuite, la simple présence des immigrants permet de relancer la demande de consommation qui, à son tour, relance la production et par conséquent l’activité économique.
La relation entre l’immigration et l’économie est très complexe et il n’existe aucun modèle parfait pour l’évaluer. Dans ce cas, n’est-il pas hasardeux d’affirmer que l’économie québécoise n’a pas besoin d’immigrants ?
Beaucoup d’inconnus et de variables restent encore à explorer.
Peu de recherches ont été faites à propos de l’incidence de l’immigration sur la production de biens de consommation culturels ethniques, qu’il s’agisse de haute culture ou de culture populaire (p. ex. les restaurants ethniques, certains magasins de détail). Imaginez seulement un Montréal sans les restaurants asiatiques, indiens, maghrébins, latinos et autres.
Par ailleurs des centaines d’entreprises canadiennes font des affaires en or sur les marchés des pays émergents et en développement. Vu le niveau de risque élevé sur ces marchés inconnus, l’apport des réseaux immigrants a été majeur pour aider les entreprises d’ici à y faire leur place. Selon le journal Les Affaires (2010), Les entreprises canadiennes de taille intermédiaire semblent pouvoir compter sur le commerce international puisque 89 % d’entre elles ont vu leur chiffre d’affaires augmenter ces 12 derniers mois sur les marchés étrangers, selon un sondage de la HSBC. Pensez-vous que Bombardier ou SNC-Lavalin décrocheraient leurs gros contrats dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient sans le coup de pouce des immigrants provenant de ces régions ?
Aussi, on ne connait pas assez l’incidence de l’immigration sur le tourisme dans les villes canadiennes. Imaginez aussi Montréal sans tous les festivals multiculturels qui font son dynamisme et son rayonnement international.
L’immigrant si coûteux ?
Malgré toutes les spéculations des auteurs, il faut dire tout simplement qu’il n’y a aucun modèle qui peut permettre d’estimer avec exactitude les avantages coûts/bénéfices de l’immigration. Le coût de « production » de l’immigrant qui entre au Canada avec une moyenne d’âge de 27 ans est assumé ailleurs. Savez-vous combien ca coûte au Québec pour élever un enfant et l’amener à cet âge avec les qualifications qui vont avec ? Si vous avez un chiffre, multipliez-le par le million d’immigrants entré au Québec entre 1971 et 2006, et votre calculatrice va peut-être explosée. Ca peut se chiffrer à des centaines de milliards d’économie sur cette période. Évidemment, l’évaluation n’est pas aussi simple que dans mon exemple. Je ne ferai pas les mêmes déductions simplistes que les auteurs. C’est juste pour dire que c’est une variable très importante qu’aucune étude n’a encore pris en compte jusqu’à maintenant, du moins à ma connaissance.
L’aide sociale, une mesure transitoire pour l’immigrant, une carrière pour certains natifs
Les auteurs démontrent une méconnaissance profonde des motivations et des ambitions des immigrants qualifiés en faisant croire qu’ils préfèreraient le chômage au travail à cause de la générosité de l’État social québécois.
Les études sur l’utilisation de l’aide sociale par les immigrants soulignent globalement qu’ils y font recours souvent de façon temporaire (3 mois à 1 an) en attendant de trouver un emploi alors que les natifs vont rester plus longtemps sur le programme. L’immigrant ne fait toujours pas appel à l’aide sociale de gaieté de cœur alors que le système l’y encourage. J’ai déjà accompagné bénévolement plusieurs immigrants dans leur recherche d’emploi. Pour faciliter le décrochage de ce premier emploi qui offrira l’expérience canadienne manquante à leur C.V, je leur conseille souvent de faire appel au programme de subvention salariale d’Emploi-Québec qui aide les entreprises à engager des personnes éloignées du marché de l’emploi en ne défrayant qu’une infirme partie des charges salariales. A plusieurs reprises, les agents d’Emploi-Québec ont exigé aux immigrants de s’inscrire d’abord à l’aide sociale avant d’obtenir leur admissibilité à la mesure subvention salariale parce qu’ils sont trop qualifiés pour en bénéficier. Cette situation cocasse est due au fait que l’efficacité du programme est évaluée en fonction du nombre de personnes sorties de l’aide sociale. J’en ai connu plusieurs immigrants qui ont refusé de passer par cette étape inutile, même versé des larmes à l'idée de devenir "des mendiants", mais pour d’autres, lorsque tu as une famille à nourrir, la honte n’est pas une option.
Malgré la générosité de l’État social québécois comparativement au reste du Canada, la migration inter-provinciale a été souvent défavorable au Québec, c'est-à-dire qu'une partie des immigrants sélectionnés par le Québec quitte pour les autres provinces. Cela signifie tout simplement que les immigrants ne sont pas là à cause de l’aide sociale qui est dérisoire mais pour trouver un travail valorisant qui leur permettra d’améliorer leur situation socio-économique et même d’avoir des économies pour aider les membres de leur familles restés dans le pays d’origine, ou même parfois pour rembourser les sommes empruntées pour réunir l’argent nécessaire à leur projet d’immigration. Ca coûte très cher ce projet. Ces gens là ont pour la plupart un niveau de vie assez confortable dans leur pays d’origine qu'ils veulent améliorer, le pauvre chèque de l’aide sociale ne peut définitivement pas être la solution.
La sélection des immigrants au Québec est perfectible,
Le Québec peut et doit améliorer son processus de sélection des immigrants qui, selon moi, génère certains résultats paradoxaux sur lesquels je n’ai pas le temps de m’étendre. Cependant, il ne faut pas se leurrer non plus car il n’y aura pas de situation parfaite. Le Québec ne videra pas indéfiniment et gratuitement les autres pays de leurs meilleurs éléments déjà formés, clés-en-main, livraison incluse. Il faut bien assumer certains coûts et améliorer les programmes pouvant faciliter l’intégration économique des immigrants.
Le Québec a pris un virage intéressant depuis une décennie qui consiste à encourager la rétention au Québec des milliers d’étudiants internationaux qui viennent au Québec à chaque année (24 475 à l’automne 2009 dont 15 660 au 1er cycle, 5692 au 2e cycle et 3123 au 3e cycle). Vous imaginez 3 123 étudiants étrangers au doctorat ? Leur importance relative au 3e cycle est supérieure à celle des natifs. Même si l’obtention d’un diplôme canadien n’est pas une garantie contre la discrimination, c’est une clientèle qui s’intègre mieux sur le marché du travail. J’en suis un exemple, j’ai payé mes études à prix fort, et cela ne m’a pas pris plus d’un an pour atteindre le niveau salarial des natifs. J’avoue que pendant l’année de galère, j’ai dû faire quelques petits boulots. Je suis quand même fier d’affirmer que je n’ai rien coûté à l’État québécois avant de commencer par travailler. La grande majorité de ces étudiants diplômés ici se placent à l’intérieur d’une période de 1 à 3 ans, souvent plus dans les grandes entreprises et multinationales que dans les petites entreprises familiales qui constituent la majorité des entreprises québécoises. Malgré tout, j’ai perdu une bonne partie de mon réseau d’étudiants étrangers au profit de l’Ontario et de l’Alberta à cause de la lenteur de l’intégration sur le marché québécois.
La recommandation que les auteurs n’oseront pas faire à haute voix
La conclusion qui se dégage des 310 pages du livre est que le Québec devrait sélectionner seulement des candidats de religion chrétienne pouvant s’intégrer instantanément sur le plan social, culturel, politique, économique et qui partagent les « valeurs québécoises ». En d’autres termes, il devrait ouvrir ses portes à des Français,  des Finlandais, des Suédois, des Anglais, des Espagnols très qualifiés; une population qui ne transformera pas « ethniquement » et durablement le profil de la population québécoise. Mais ce genre d’immigrants sont-ils vraiment intéressés à venir s’installer au Québec, alors que leurs pays vivent plus ou moins la même problématique qu’ici ?
En plus je me rappelle bien d'histoires de médecins français qui ont eu énormément du mal à s'intégrer au Québec et qui ont du déménager en Ontario pour décrocher un emploi en un temps record. Alors mieux vaut tout de suite arrêter de rêver.
Le but affiché du livre qui est de dénoncer l’hyper-optimisme de la classe politique à propos des impacts économiques et démographiques de l’immigration est louable mais dans les faits, cette tentative a basculé dans l’autre extrême, l’hyper-pessimisme. L’émotion et les convictions personnelles des auteurs ont vite pris le dessus. A-t-on besoin d’écrire 310 pages pour passer ce message ? Qu’importe le livre aura le mérite de relancer le débat et peut-être de pousser les gouvernants à faire quelques ajustements salutaires.
 Rachad Lawani
Un immigrant de pays en développement dont les auteurs semblent mépriser le système éducatif.

jeudi 28 avril 2011

“Le Québec n’a pas besoin d’immigration”, une conclusion exagérée et insidieuse. Partie 1

Mon texte est un regard critique sur le livre « Le remède imaginaire, pourquoi l'immigration ne sauvera pas le Québec» de Benoit Dubreuil et Guillaume Marois. Il est très long (8 pages) car le sujet et la teneur du livre l’exigent. Pour le moment, je n’en publierai qu’une partie (3 pages) pour ne pas vous écœurer et désolé pour des éventuelles coquilles, je m’endors.
La lecture dans les journaux des titres comme «le Québec n’a pas besoin économiquement et démographiquement d’immigrants » m’a fait cligner les yeux comme la plupart des gens et surtout a piqué ma curiosité. Plus le temps avance, plus j’entends parler de deux sommités du monde scientifique québécois qui ont effectué un travail colossal, arguments en béton à l’appui, quelque chose qui est comparable à une bombe atomique. Cela a suffi pour me convaincre d’aller acheter le livre hier après le boulot. On peut dire sans risque de se tromper que les auteurs et leurs partenaires ont réussi la mise en marché de leur livre. Oui, je l’ai lu et ca m’a pris toute la nuit jusqu’à 2h du matin pour passer à travers ou presque. Je vais essayer le plus possible de me coller à des données scientifiques en citant textuellement des conclusions de recherches existantes, mais de temps en temps un peu d’analyses et d’expériences personnelles peuvent être mises à profit et surtout excusez mon style parfois coloré. A mon humble avis, il y a des fissures dans le béton armé et la bombe peut-être désamorcée, vous n’avez qu’à lire mon texte jusqu’au bout pour vous en convaincre.
Pour commencer, je dois féliciter les auteurs pour les efforts de documentation et l’ampleur du travail abattu. Il me semble que le livre est une sorte de prolongement du mémoire de maîtrise du démographe Guillaume Marois, la démarche scientifique est fort louable. Ca nous change en effet des lieux communs et des affirmations gratuites sur l’immigration. Cependant sous le couvert de la science, on peut aussi tordre le coup à la réalité.
Prière ne pas jeter la pierre au messager !
J’ai trouvé intéressant et particulier la volonté des auteurs de se protéger contre des attaques ou critiques éventuelles dans l’avant propos du livre. Quelle ignominie pour des scientifiques que de se faire traiter de Xénophobes ! N’est-ce pas mieux de donner des munitions aux autres qui feront le sale boulot avec plaisir. L’avant-propos se résume en quelque chose comme : c’est la science, ce n’est pas l’émotion, ni du rêve et surtout ne nous faites pas dire ce que nous ne faisons qu’insinuer. Mieux, nos amis et collègues ont été convaincus de la pertinence des conclusions de nos travaux, vous aussi ?
Une méthodologie pseudo-scientifique
1- Une revue de littérature abondante mais utilisée de façon pernicieuse :
-      Citation des conclusions pas très favorables à l’immigration de plusieurs études, amplification et exagération de leur portée scientifique; omission volontaire ou non des limites et des réserves que les auteurs de ces études ont soulevé par rapport aux résultats obtenus.
-      Citation de quelques conclusions favorables de certaines études, et démolition systématique de ces conclusions, le plus souvent, par des méthodes très peu scientifiques comme des réflexions douteuses, la suspicion, des accusations à peine voilées, des insinuations et une bonne dose de mépris.
Ils auraient pu se passer de la flèche à Mario Dumont : «Dumont a obtenu un baccalauréat en économie de l’Université Concordia…. Cela implique-t-il qu’il sache de quoi il parle ?»
2- Nouveauté : la simulation d’un « Québec sans immigration », un exercice ayant une portée très limitée car comportant un biais majeur. J’y reviendrai plus en détail.
Pour compléter le tableau, les auteurs essaient de faire passer le gouvernement et ses fonctionnaires pour des incompétents notoires, les journalistes pour des perroquets et les Québécois pour des moutons grégaires. Les auteurs semblent délibérément préférer voir le verre à moitié vide qu’à moitié plein. Le remède imaginaire cède le pas au danger imaginaire.
Revenons au vrai sujet du livre. Je m’abstiendrai de vous parler des bénéfices de l’immigration autres que par rapport aux aspects démographiques et économiques. Ca m’aurait pris des centaines de pages et ce n’était pas clairement la finalité du présent livre.
Les impacts démographiques de l’immigration
Je reconnais qu’une des affirmations des auteurs est indubitable parce la grande majorité des études existantes la confirment : SEULE l’immigration, dans les proportions actuellement ciblées, ne pourra empêcher le vieillissement de la population, dans un contexte de baisse accentuée de la fécondité des natifs. Elle ne fera que reporter l’échéance à plus tard. Aussi une meilleure fécondité des natifs est de loin meilleure que l’immigration pour modifier durablement la structure par âge de la population. Cependant lorsque l’immigration est combinée à une politique nataliste qui implique une légère augmentation de la fécondité des natifs, la conclusion peut être tout à fait différente. A moins de trouver une solution magique qui va contraindre les Québécoises à se remettre à procréer comme dans le bon vieux temps, cette dernière option me semble la plus réaliste. Cette possibilité avait déjà été soulevée dans les travaux de Ledent (1993) qui démontrent que l'immigration internationale peut avoir un impact sensible sur l'évolution démographique du Québec.  Dans les scénarios retenus par cet auteur, la fécondité a un rôle accélérateur, tandis que l'immigration a un effet élévateur de la taille de la population qui en résulte. Malgré cette conclusion sur l’impact marginal de l’immigration sur la démographie, beaucoup de chercheurs reconnaissent les insuffisances des modèles utilisés pour évaluer cet impact parce qu’ils se limitent seulement à l’impact direct des entrées d’immigrants, donc ces modèles ne reflètent pas parfaitement la réalité.
L’honnêteté intellectuelle devrait pousser les auteurs à souligner ses insuffisances.
Selon un article de Tossou (1998) qui a fait sa thèse de doctorat sur le sujet, sous la direction de Norbert Robitaille et Marc Termote, l’effet direct à court terme induit par l’immigration est doublé par un effet indirect à moyen et long termes qui concerne la contribution des immigrants aux naissances enregistrées dans le pays hôte et la concentration géographique et ethnique de ces derniers. Très peu d’études abordent la question de la part des naissances dues aux immigrants. Celles-ci sont le plus souvent intégrées dans les statistiques nationales, laissant croire qu’elles relèvent uniquement des natifs. Cela conduit à une sous-estimation parfois importante de la proportion relative de cette population immigrée, et inversement une surestimation de la part de la population native. Mais on peut s’imaginer aisément que la contribution des immigrants aux naissances a été importante, surtout avec le changement observé dans leur structure ethnique en faveur des pays du tiers monde qui sont plus féconds et dont la part dans les flux entrants est croissante. Cette problématique est due aux données disponibles utilisées pour les estimations. Par exemple, la définition d’immigrant chez Statistique Canada équivaut à « né à l’étranger ». En général, la catégorie «né à l'étranger» masque énormément de variations. Ce qui pousse même certains chercheurs à admettre que les données qui se bornent à comparer les personnes nées au Canada et à l'étranger, sans préciser l'origine ethnique et la période d'immigration, n'ont guère de valeur analytique. Et pourtant, c'est la technique analytique de base utilisée jusqu’à maintenant par les démographes et la plus courante aussi dans la présentation de données publiées.
Une synthèse d'études récentes sur l'immigration et l'intégration des immigrants au Canada dans la perspective de six disciplines a été réalisée par la Chaire des études canadiennes de l’université McGill. Elle soulignait également qu’ « Il serait utile d'avoir des données démographiques sur le comportement des enfants des immigrants, mais il est difficile de les obtenir à partir des données du recensement, à moins que l'on ajoute au questionnaire de recensement le lieu de naissance des parents.
Pour en finir avec l’aspect méthodologique, rappelons qu’à part les statistiques descriptives, la principale méthode utilisée en démographie consiste à recourir à des modèles de simulation ou de régression afin de faire des prévisions quant aux résultats futurs de divers scénarios. Mais des projections ne sont pas nécessairement des prédictions, et il est rare que toutes choses soient égales par ailleurs, sauf dans nos rêves. Il est d’ailleurs fréquent de voir les résultats des projections de Statistique Canada et de l’Institut de statistique du Québec variés périodiquement. Et surtout les résultats obtenus par les simulations dépendent des données utilisées. En d’autres termes, si les données sont bancales, les résultats sont inévitablement imparfaits.
Une simulation biaisée et inutile
Les problèmes méthodologiques susmentionnés m’amènent à qualifier la simulation effectuée par les auteurs concernant un hypothétique Québec sans immigrants de complètement futile. L’idée est d’isoler les immigrants accueillis entre 1971 et 2006 et comparer la structure des âges ainsi obtenue avec celle actuelle qui inclut les immigrants. C’est évident que le million d’immigrants arrivé sur 35 ans ne transformera pas significativement la structure des âges, surtout si leurs enfants et petits enfants nés au Québec ne sont pas considérés comme immigrants. Imaginez un couple marocain venu au Québec et qui a fait 4 enfants au Québec. Dans cette simulation, le couple est isolé comme immigrant mais leurs 4 enfants nés ici sont comptés comme Québécois. Même chose pour mes voisins vietnamiens qui sont arrivés au Québec il y a plus de 20 ans avec 3 enfants mineurs, les enfants sont aujourd’hui des parents de 3 à 4 enfants pour un total de 10. Les 10 enfants sont considérés aussi comme des natifs. C’est tout à fait illusoire d’évaluer l’impact de l’immigration sur la démographie en s’arrêtant seulement à la première génération. Si on exclut les enfants de ce million d’immigrants du groupe des natifs, la structure des âges d’un hypothétique Québec sans immigrants serait probablement différente de celle proposée dans le livre. L’impact des immigrants pourrait encore se répercuter sur la troisième génération même si le niveau de fécondité de la filière immigrante risque de rejoindre celui des natifs à plus long terme.
Selon une étude de Termote (1992), en 1990, 30% des naissances enregistrées sur les Îles de Montréal et Jésus étaient le fait de mères nées à l'étranger, qui ont un indice de fécondité près du double de celui de leurs consœurs nées au Canada. En outre, la moitié de l'augmentation de la natalité entre 1986 et 1990, et près de 40% de l'accroissement naturel de cette période, y sont dus à la population née à l'étranger. Imaginez donc la situation après 1990 où il y a une augmentation de l’immigration en provenance des pays en développement.
Par ailleurs la faible différence entre les rapports de dépendance dans la simulation peut s’expliquer par la période de simulation qui n’est pas suffisamment longue pour révéler un impact significatif. Sur 35 ans, les immigrants ont juste le temps de vieillir et de passer du côté des 65 ans et plus (inactifs) alors que la majorité de leurs enfants sont probablement encore mineurs (inactifs). D’ailleurs rien ne prouve que la légère différence (0,43 vs 0,45) apparue en 2006 à la fin de la simulation ne puisse s’accentuer dans le futur.
Mon analyse critique du livre n’est pas finie, Il y aura une suite…..oups, je m’endors.
Rachad Lawani
Un immigrant de pays en développement dont les auteurs semblent mépriser le système éducatif.

mardi 5 avril 2011

Immigration: le rempart à la pénurie de main-d'oeuvre !

Iris Gagnon-Paradis, collaboration spéciale, La Presse

(Montréal) Dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre, les entreprises devront avoir recours à l'immigration pour pourvoir certains postes vacants. Mais est-ce que les mesures d'immigration s'arriment bien à leurs besoins ?
Selon les prévisions d'Emploi-Québec, il y aura près de 740 000 emplois à pourvoir au Québec d'ici à 2014, en raison des départs à la retraite et de la création de nouveaux postes. On estime que près de 15% de ces besoins en emploi seront comblés par une main-d'oeuvre nouvellement immigrante.

Tout un défi pour le Québec, alors que des entreprises continuent à perdre des travailleurs immigrants qui voient leur permis de travail temporaire arriver à échéance, affirme Philippe Rousseau, avocat chez Egan, société affiliée à Ernst&Young, qui travaille en matière d'immigration et de travail depuis une décennie. Selon l'avocat, le rôle du gouvernement en matière de recrutement et de rétention des immigrants est crucial: «Les gouvernements doivent prendre des initiatives en matière légale, pour mettre de l'huile dans la machine et améliorer les temps de traitement des demandes. C'est bien d'amener un travailleur étranger ici, mais il faut aussi savoir le garder!»
Car le Québec est loin d'être le seul à vouloir attirer les meilleurs talents, explique-t-il. «Dans une économie basée sur l'innovation, le Canada n'est pas seulement en concurrence avec l'Europe et l'Amérique du Nord, mais aussi avec les entreprises chinoises et indiennes. Comme l'économie est globale, la recherche de ces talents devient également globale. Dans ce contexte, tout atout ou léger avantage que la législation d'un pays peut offrir est déterminant.»
Car le risque est grand de voir ce bassin de travailleurs potentiels choisir des pays où la bureaucratie est moins lourde, avertit l'avocat. «Par exemple, il faut moins de six mois pour obtenir sa résidence permanente en Australie, alors que la durée est de 12 à 24 mois au Canada. Que pensez-vous qu'un ingénieur indien qui a le choix entre Montréal ou Sydney va choisir?»
Améliorer les processus
En visite chez Ernst&Young pour prendre le pouls du monde des affaires il y a quelques semaines, la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC), Kathleen Weil, a assuré être au courant des divers problèmes auxquels font face les entreprises en matière d'immigration, nous relate Me Rousseau.
Le Québec a d'ailleurs lancé l'an dernier le Programme de l'expérience québécoise. Ce programme, qui vise à faciliter le passage de résident temporaire à celui de résident permanent, s'adresse aux travailleurs temporaires spécialisés en emploi au Québec et aux étudiants étrangers diplômés du Québec. Il permet, à certaines conditions, d'obtenir le Certificat de sélection du Québec (CSQ), équivalent du «visa» québécois, à l'intérieur d'un délai très rapide de 20 jours.
D'autres programmes pourraient aussi être mis en place, suggère Me Rousseau. Par exemple, créer un permis de travail uniquement pour les professionnels, qui pourrait être délivré dans un délai beaucoup plus court. Ou encore, conclure une entente avec le fédéral pour qu'une personne détenant son CSQ puisse obtenir un permis de travail pendant que sa demande de résidence permanente est en traitement au fédéral. Une mesure semblable existe en Alberta, affirme l'avocat.
Nouveau visage de l'immigration
Beaucoup de personnes ont encore cette image quelque peu surannée de l'immigrant qui arrive avec ses valises en laissant son pays derrière et en espérant des jours meilleurs. Mais la nouvelle réalité de l'immigration est tout autre, avance l'avocat.
«Beaucoup de travailleurs temporaires sont amenés par leur entreprise au Canada ou alors sont recrutés par des entreprises d'ici qui ont un besoin ponctuel pour un talent et qui ne le trouvent pas localement. Ces professionnels arrivent le plus souvent avec un patrimoine financier, des études et des qualifications.»
En effet, selon les chiffres du MICC, le Québec a accueilli 53 985 nouveaux immigrants en 2010. Parmi ceux-ci, 69,5% font partie de la catégorie de l'immigration économique, qui regroupe entre autres des travailleurs qualifiés (62,8%) et des gens d'affaires (4,6%).

lundi 4 avril 2011

Pétition en ligne pour la reconnaissances des acquis et diplômes des immigrants au Québec.

Une pétition visant à inciter le Gouvernement à « faciliter les processus de reconnaissance des acquis professionnels des personnes formées à l’étranger et établies dans la province du Québec » est en ligne depuis le 24 mars 2011. Simon Legault, Magalie Grenier, Elodie Porlier, Telki Sanabria, Anamaria Vallejo, Miguel Deshais en sont les instigateurs.
Rappellons que l’Allemagne vient tout juste d’annoncer une bonification de son dispositif.

Les prémisses de la pétition se présentent comme suit :
  • « En considérant que toutes les personnes immigrantes formées à l’étranger sans importer son origine, sa religion et sa conviction politique, ont les compétences nécessaires pour bien répondre aux demandes du milieu de travail québécois,
  • « En considérant les attitudes et capacités professionnelles et humaines des nouveaux arrivants, et leurs capacités en matière d’emploi qualifié dans des domaines spécialisés et la demande présente du marché du travail au Québec,
  • « En considérant la réceptivité et collaboration des ordres professionnels au moment d’étudier et d’homologuer des diplômes obtenus à l’étranger des nouveaux arrivants qui ont à leur actif des années d’expérience dans un domaine précis »…
Plus de Détails sur La Pétition

Au Québec, les immigrants avec un diplôme canadien chôment 2 fois plus que les Natifs

SkillsInfoCompétences

Un des facteurs qui reviennent souvent dans les études qui analysent les difficultés d'intégration des immigrants sur le marché de l'emploi au Québec est la non-reconnaissance des diplômes acquis dans les pays d'origine. Malgré que ce facteur n'est pas négligeable, les données démontrent que le taux de chômage d'immigrants détenant un diplôme universitaire canadien est le double de celui des personnes nées au Canada ayant le même niveau de scolarité. 


En effet, selon l’Institut de la statistique du Québec dresse le portrait statistique des immigrants sur le marché du travail dans un document intitulée Participation des immigrants au marché du travail au Québec en 2009.
Quelques faits saillants
Le taux de chômage des immigrants décroît avec la durée de résidence au Canada. Le taux de chômage des immigrants du Québec (13,7 % en 2009) est presque le double de celui des natifs du Canada (7,6 %) et il diminue avec durée de résidence, jusqu’à 10,7 % chez les immigrants de longue date.
Les immigrants qui résident au Québec depuis plus de 5 ans mais de moins de 10 ans affichent les taux d’activité (74,9 %) et d’emploi (63,5 %) les plus élevés; ces taux dépassent même ceux des natifs.
Comme pour la population en général, la participation et l’emploi des immigrants augmentent avec le niveau d’études alors que le taux de chômage diminue avec le niveau d’études.
L’obtention d’un diplôme au Canada facilite la participation et l’emploi et fait baisser le chômage. Fait notable toutefois : « les immigrants possédant un diplôme universitaire canadien ont un taux de chômage qui équivaut à plus du double de celui des natifs ayant le même niveau de scolarité (6,6 % contre 3,1 %). »