mardi 31 mai 2011

Amir Khadir n'est pas un mouton grégaire !



J'ai écouté ce fameux échange viril entre M. Khadir M. Bouchard avec beaucoup d'amusement. C'est une vraie farce de voir M. Bouchard sortir de ses gonds pour si peu. C'est la faucheuse attitude d'un ex-dirigeant qui pense qu'il a tellement fait pour le Québec qu'il est interdit de le critiquer, qu'on doit l'accueillir à l'assemblée nationale sur un tapis rouge même s'il est venu dans un costume de lobbyiste. C’est tellement dommage de voir l’ex-premier ministre  « patauger » autant dans sa cour du roi « Pataud ». Le vrai roi Pétaud dans tout cas, c’est M. Pinard dont la gestion de cette rencontre a été pathétique, tellement intimidé qu’il était par le Tout Puissant Bouchard. Il s’est même  senti obligé de rappeler tout l’Amour de la nation à M. Bouchard afin de calmer son noble courroux et ensuite remettre le jeune présomptueux à sa place.
Encore une preuve que l’on vit dans une société où on a peur des débats, surtout quand ils sont un peu corsés.  Les seuls échanges dans lesquels les Québécois se sentent confortables (de mon expérience), c’est quand on se lance des fleurs et se lèche les bottes. Dès que le ton monte, ils se sentent immanquablement mal à l’aise. Ca semble viscéral.  Le lobbyiste aurait aimé que tout le monde lui tient des propos flatteurs dus à son passé de grand boss de la nation. Maudit Khadir qui se sent obligé d’être agressif parce qu’il joue seul dans son équipe et doit courir derrière ses secondes  qui filent  comme une peau de chagrin.  Je le trouve parfois teigneux mais , maudit,  qu’il fait un sacré boulot avec le peu de ressources dont il dispose.

mercredi 25 mai 2011

DSK: lettre à mes cousins français

Source : Cyberpresse.ca

Marc Simard
L'auteur est professeur d'histoire au collège François-Xavier-Garneau, à Québec.

Chers cousins, il y a longtemps déjà que je vous fréquente et pourtant, jamais vous ne cessez de me surprendre.
L'an dernier, encore, vous avez provoqué l'hilarité générale en vous opposant au relèvement de l'âge de la retraite à 62 ans. Mais là, vous vous dépassez: un sondage révèle en effet que 57% d'entre vous croient que DSK a été victime d'un complot.
Connaissant votre grande culture littéraire, j'attribue une partie de ce pourcentage ahurissant à votre lecture des oeuvres d'Alexandre Dumas, ce grand maître de la conspiration occulte.

Pour ma part, je n'arrive pas à identifier quelqu'un d'assez machiavélique pour avoir créé cette intrigue de la femme de chambre africaine (de surcroît immigrante, musulmane et mère célibataire) qui entre dans sa chambre dans la matinée, au moment précis où il sort nu de la douche, et qui réussit à l'amener à avoir avec elle une relation consensuelle pour se plaindre par la suite qu'elle a été agressée, le tout au profit d'un mystérieux commanditaire. Comme disait François Pignon, c'est «très intelligent, mais vachement tordu».
 
Si j'avais été le scénariste de ce coup monté, j'aurais placé la scène à l'heure de l'apéro et j'aurais introduit dans la chambre de ma victime une soubrette blonde aux yeux verts avec un décolleté profond et une jupe à ras vous savez quoi, et portant un plumeau ainsi qu'un cellulaire où serait enregistré le numéro personnel de Sarko. L'addition de tous ces clichés aurait donné, me semble-t-il, plus de crédit à la thèse de la conjuration.

Mais outre votre imagination débridée, cette affaire révèle aussi des différences fondamentales entre vous et les Nord-Américains, ainsi que certains traits culturels et sociétaux que je qualifierais de gênants ou même de déplaisants.
On ne peut que s'étonner de la survivance dans votre pays, qui a pourtant fait une révolution en bonne partie pour éradiquer les privilèges sociaux, d'un formidable écart non seulement économique, mais aussi sociétal et judiciaire entre votre élite et les masses populaires.
Avouez-le: ce qui vous choque, dans l'affaire DSK, c'est qu'un puissant (homme de gauche, de surcroît) soit arrêté et inculpé à la suite du témoignage d'une femme de ménage noire, musulmane et immigrante. Dans votre pays de strates et de privilèges, cela est impossible: ou les policiers n'auraient pas pris ses allégations au sérieux, ou le parquet aurait étouffé l'affaire ou l'aurait laissé trainer en longueur jusqu'à étiolement, ou encore un mandarin au bras long serait intervenu pour y mettre le holà.

Vous êtes d'autant plus indignés que vous considérez que ni les médias ni la justice n'ont le droit de s'immiscer dans les amours, même ancillaires, des gens riches et célèbres. Mais vous avez hélas! tendance à confondre aventures et harcèlement ou même agression, pardonnant aux nababs leurs incartades sans vous soucier de leurs victimes.
L'affaire DSK témoigne aussi de votre sentiment collectif de supériorité face aux sociétés nord-américaines, que vous considérez comme frustes et brutales. Vous avez en effet été choqués de voir DSK, menottes aux poignets, traité comme un «vulgaire détenu».
Je regrette d'avoir à vous le rappeler, mais dans le système judiciaire états-unien, où le statut social compte beaucoup moins que chez vous, c'est ce qu'il est. Et ni son appartenance à l'élite mondiale ni son poste prestigieux ne lui permettront d'obtenir de passe-droit.

Je soumets aussi que, malgré la détestable mise en scène et la médiatisation du processus judiciaire, la présomption d'innocence y est beaucoup mieux respectée que chez vous. Ces procédés vous hérissent, tandis que je suis fort aise de constater une fois de plus qu'aux États-Unis, ce pays de cow-boys et de rednecks, «nul n'est au-dessus de la loi».

vendredi 20 mai 2011

La sainte explosion de colère de Denise Bombardier contre la mentalité francaise

Il est de notoriété publique que Denise Bombardier ne fait pas dans la langue de bois. Je l'ai souvent vue prendre des positions très tranchées parfois trop tranchées à mon goût. Mais cette fois-ci, je suis ravie de sa sortie enflammée sur France Inter contre cette manie francaise d'inversement des rôles entre le boureau et la victime dès que la réputation des hommes puissants est en jeu. Je vous laisse admirer Denise Bombardier en action. Ca fesse en estie.


Denise Bombardier par franceinter

Les amis de Dominique Strauss Kahn sont tombés sur la tête

J'ai fait le tour des médias francais, les réactions d'un grand nombre de Francais et les interventions des amis de DSK sont plutôt suréalistes. On se sent sur une autre planète, une planète où une simple "boniche" devrait se sentir honnorée d'être agressée par le Tout puissant directeur général du FMI, la planète de l'insensé et de l'insensible, une planète où tout le monde n'est pas nécessairement égal devant la loi, où les hommes de pouvoir commande un traitement spécial. C'est quoi déjà la devise du pays des droits de l'homme,  Liberté, Égalité, Fraternité ? In "Troussage de domestique", we believe.

L'Article de Rue 89.
« Personne ne sait ce qui s'est passé dans cette fameuse chambre 2806, restons prudents », avertissent tous les commentateurs avant d'engager leurs propos sur l'affaire DSK, qu'ils soient en faveur ou non de l'ex-directeur du Fonds monétaire international (FMI). Mais certains, convaincus de l'innocence de l'ex-candidat favori de la primaire socialiste, avancent tout et n'importe quoi pour le défendre.

► Jean-François Kahn : un « troussage de domestique »

C'est sur France Culture que Jean-François Kahn, ami du couple Strauss-Kahn, a livré son analyse :
« Je suis certain, enfin pratiquement certain, qu'il n'y a pas eu une tentative violente de viol, je ne crois pas, ça, je connais le personnage, je ne le pense pas. Qu'il y ait eu une imprudence on peut pas le… (rire gourmand), j'sais pas comment dire, un troussage […] un troussage, euh, de domestique, enfin, j'veux dire, ce qui est pas bien. Mais, voilà, c'est une impression. » (Voir la vidéo)
Lire la suite ici

Affaire DSK : Bernard-Henri Lévy étrillé par la presse américaine !

Dans les médias anglo-saxons, les déclarations de soutien de ses amis à Dominique Strauss-Kahn provoquent de vives critiques. Leur cible principale est Bernard-Henri Lévy, qui a d'abord publié une tribune sur le site américain The Daily Beast, lundi 16 mai, avant d'en mettre en ligne une version française sur son site personnel.
Dans cette tribune, M. Lévy s'étonne du fait que la femme de chambre ait pu se trouver seule dans la suite 2806, "contrairement aux usages qui, dans la plupart des grands hôtels new-yorkais, prévoient Il se montre également particulièrement critique avec la juge qui a envoyé M. Strauss-Kahn en prison, et en vient à réclamer un traitement spécial compte tenu du statut de l'accusé: "J'en veux, ce matin, au juge américain qui, en le livrant à la foule des chasseurs d'images qui attendaient devant le commissariat de Harlem, a fait semblant de penser qu'il était un justiciable comme un autre."
des 'brigades de ménage' composées de deux personnes, dans la chambre d'un des personnages les plus surveillés de la planète".
Une prise de position qui n'a pas eu l'heur de plaire dans le monde anglo-saxon. Depuis lundi, les éditorialistes se déchaînent, critiquant son point de vue et sa personnalité.

"LA TRISTE ET TROP COMMUNE ERREUR DE BLÂMER LA FEMME"
Premier reproche adressé à M. Lévy, le peu de considération dans lequel il tient la femme de chambre qui accuse M. Strauss-Kahn. Pour Melissa Bell, journaliste au Washington Post, il commet "la triste et trop commune erreur de blâmer la femme". Maureen Dowd, éditorialiste pour le New York Times, feint de prendre le parti de M. Lévy, pour mieux le caricaturer: "Elle l'a vraiment cherché. C'est le rêve que fait toute jeune veuve qui travaille dur, en craignant Dieu, en se brisant le dos pour faire de basses besognes dans un hôtel de Times Square pour élever sa fille adolescente, justifier son statut d'immigrante et profiter des opportunités offertes par l'Amérique, elle rêve de voir un fou, un vieux satyre ridé qui surgit tout nu de la salle de bains, se jette sur elle et l'entraîne dans la chambre, à la manière d'un homme des cavernes."
Pour Caroline Weber, professeure de littérature française à Barnad College et à Columbia, qui s'exprime sur le site du New York Times, le portrait de DSK fait par BHL – "séducteur, sûrement ; charmeur, ami des femmes" –, ne fait là que reproduire une vieille croyance de la classe politique française : "la profonde vénération qu'éprouveraient les femmes pour les prouesses sexuelles masculines". Et de rappeler qu'Anne Sinclair elle-même avait estimé qu'il était "important pour un homme politique de séduire". Mais pour l'auteure de cette analyse, "avec des amis comme DSK, le deuxième sexe n'a définitivement pas besoin d'ennemis".
D'autres journaux attaquent BHL sur son argumentation autour de la "brigade de ménage". Wendy Kaminer, avocate et écrivaine, explique sur The Atlantic qu'elle a fréquenté ce Sofitel et qu'elle n'a jamais vu une telle brigade à l'œuvre. Tom Scocca, sur Slate, va plus loin et demande au philosophe où il veut en venir avec cet argument : "Est-ce que cela veut dire que cette femme de chambre, un agent de la conspiration antisocialiste et transatlantique pour faire tomber Strauss-Kahn, s'est arrangée pour qu'il n'y ait pas de témoin de l'incident qu'elle était sur le point de provoquer ? Ou simplement qu'une femme qui entre seule dans une chambre d'hôtel s'offre automatiquement à qui peut s'y trouver ?"

"UN MILLIARDAIRE NARCISSIQUE À LA CHEMISE DÉBOUTONNÉE"
Autre sujet qui agace les éditorialistes anglo-saxons : la justice aurait-elle dû faire preuve de plus d'égards à l'endroit de DSK, comme le suggère BHL ? "Alors que Bernard-Henri est scandalisé qu'une simple femme de chambre puisse attirer des ennuis judiciaires à un 'grand' homme comme Strauss-Kahn simplement en l'accusant, de manière crédible, d'agression sexuelle, je suis fier de vivre dans un pays où une femme de ménage peut débarquer un dirigeant international d'un avion en partance pour Paris", répond Jonah Goldberg dans la National Review. Andrew Sullivan, auteur britannique et blogueur sur The Daily Beast, y voit un simple réflexe de survie : BHL prend "la défense de sa classe sociale".
Certains éditorialistes s'attardent sur la personnalité du Français. Matt Welch, rédacteur en chef du magazine Reason, s'en prend violemment à celui qu'il appelle le "milliardaire narcissique à la chemise déboutonnée". Un des éditorialistes de The Economist le qualifie même "d'auteur du pire livre jamais écrit sur les Etats-Unis [American Vertigo]" et lui reproche de chanter les louanges de DSK en faisant peu de cas de la plaignante.
Enfin, ils sont quelques-uns à rappeler le rôle de Bernard-Henri Lévy dans la reconnaissance des rebelles libyens par la France. Tom Scocca en profite ainsi pour ironiser : "Si BHL avait défendu la cause libyenne comme il défend la cause DSK, les marines seraient en train de défendre [le régime de Khadafi]."

dimanche 15 mai 2011

L'Afrique, prochaine destination des investisseurs

Les investisseurs étrangers et notamment ceux en provenance des pays émergents voient pour l'Afrique d'énormes opportunités de croissance à long terme, comme le montre la première enquête sur l'attractivité de l'Afrique, réalisée par Ernst & Young. Cette dernière se base sur deux critères : le premier, quantitatif, mesure les investissements effectués en Afrique au cours des dix dernières années. Le second est une enquête qualitative menée auprès de plus de 562 dirigeants du monde sur leurs stratégies d'investissement et les régions qui en bénéficieront au cours des dix prochaines années. L'analyse d'Ernst & Young sur les projets d'investissements directs étrangers (IDE) indique qu'au cours de la dernière décennie, l'Afrique est
passée de 338 nouveaux projets en 2003 à 633 en 2010, soit une augmentation de près de 87 % en 7 ans. Malgré la baisse des investissements survenue en 2008, l'Afrique reste une destination attractive dans un contexte de récession mondiale, maintenant sa part relative de flux d'investissement mondiaux.


Une forte croissance des nouveaux projets sur le continent est annoncée à partir de l'année prochaine : les flux d'investissement directs devraient atteindre 150 milliards de dollars d'ici 2015. « C'est une progression significative en dépit des incertitudes liées aux changements sociaux profonds et aux instabilités politiques récentes. En Tunisie et plus récemment au Maroc, les événements ont eu un impact sur le leadership des Etats, la mise en attente de certains projets et la remise en question d'investissements établis. Cela n'empêche pas d'anticiper un futur plus ouvert à moyen terme, car les pays qui auront confirmé leur position de membre de la grande région euro méditerranéenne reprendront de l'avance sans inquiéter outre mesure leurs investisseurs et les communautés d'affaires. », précise Marc Lhermitte, Associé Ernst & Young.


En ce qui concerne les futures stratégies d'investissement, l'Afrique occupe une place de choix chez les décideurs. En effet, 42 % du panel envisage d'investir davantage dans la région et 19 % confirment qu'ils maintiendront leurs activités sur le continent. Quant aux entreprises qui ont déjà intégré l'Afrique à leur stratégie d'investissement, leur appréciation est particulièrement positive.


Joseph Pagop-Noupoué, Associé Ernst & Young Société d'Avocats, commente : « Les IDE ont un rôle particulièrement important à jouer : ils sont à la fois source de capital à long terme pour le réinvestissement dans des projets d'infrastructures et accélérateurs d'une croissance durable à travers l'Afrique. Bien que la part des IDE destinée à l'Afrique ait augmenté au cours des dix dernières années, nous sommes convaincus que cette progression ne reflète pas l'attractivité réelle de ce continent qui affiche des taux de croissance économique parmi les plus élevés et des retours sur investissement parmi les plus importants au monde. »


Les pays émergents : premiers investisseurs en Afrique
L'Afrique attire de plus en plus d'investisseurs en provenance des pays émergents. En dix ans, les IDE issus de ces pays sont passés de 100 nouveaux projets en 2003 à 240 en 2010 (soit une hausse annuelle de 13 %). Ils représentent désormais 38 % du total des investissements en Afrique, contre 30 % en 2003.


L'enquête, réalisée auprès de dirigeants de multinationales le confirme : 74 % des investisseurs originaires de pays émergents interrogés affirment que l'Afrique est devenue une destination d'investissement plus attrayante au cours des trois dernières années. Ils sont également de plus en plus positifs concernant le potentiel d'investissement de l'Afrique à long terme. Marc Lhermitte précise : « Au cours des dernières années, l'économie mondiale a opéré un changement radical : aujourd'hui, non seulement les marchés émergents dominent l'attention des investisseurs et l'arbitrage des flux de capitaux, mais ils jouent également un rôle stratégique dans la définition de l'agenda économique mondial. »


Les pays développés, notamment d'Europe et d'Amérique du Nord, sont plus prudents. Les dirigeants originaires de ces régions semblent considérer que le développement de l'Afrique a stagné ces dernières années. Toutefois, les répondants nord-américains sont plus optimistes sur le potentiel d'investissement à long terme de l'Afrique que les Européens. Même si les marchés développés envisagent les investissements en Afrique avec une certaine prudence, ils restent, en proportion, responsables de la plus grande partie des investissements en Afrique.


Des secteurs d'investissement de plus en plus variés
La grande majorité du panel considère les industries extractives comme un domaine d'investissement majeur, avec le plus grand potentiel de croissance pour les prochaines années. Toutefois, d'autres secteurs présentant des options d'investissement attrayantes commencent à émerger : les personnes interrogées considèrent en effet que le tourisme (15 %), les produits de consommation (15 %), la construction (14 %), les télécommunications (13 %) et les services financiers (9 %) offrent un potentiel de croissance élevé.


L'Europe de l'Est et l'Amérique latine : principaux challengers de l'Afrique en termes d'IDE


Même si l'Afrique est perçue de plus en plus positivement, le continent est en concurrence avec d'autres régions qui cherchent à attirer les ressources et le capital des investisseurs internationaux. L'Afrique occupe actuellement la même place que l'Amérique latine et l'Europe de l'Est en termes d'attractivité pour les investisseurs. Comme l'explique Joseph Pagop-Noupoue, « les marchés africains doivent se positionner de manière appropriée dans cet environnement en évolution afin d'accélérer la croissance et le développement et éviter d'être distancés par d'autres régions et marchés émergents ».


Des réformes profondes pour soutenir la croissance en Afrique
La croissance africaine des dix dernières années a été portée par un processus de réformes économiques et réglementaires à long terme, engagé sur une grande partie du continent depuis la fin de la guerre froide. Ce processus s'est caractérisé par la maîtrise de l'inflation, la réduction de la dette extérieure et des déficits budgétaires, la privatisation des entreprises publiques, le renforcement des systèmes réglementaires et juridiques et l'ouverture de nombreuses économies africaines au commerce international.


L'analyse des projets montre que les réussites en matière d'investissement sont réparties sur tout le continent. Dix pays africains ont attiré 70 % des nouveaux projets d'IDE en Afrique entre 2003 et 2010 (Afrique du Sud, Egypte, Maroc, Algérie, Tunisie, Nigéria, Angola, Kenya, Libye, Ghana).
On observe également une nette hausse de l'investissement de pays africains sur leur propre continent (+21 % entre 2003 et 2010), avec toutefois un montant des capitaux investis qui reste inférieur à celui d'autres émergents.


Un futur prometteur !
La majorité des répondants sont optimistes concernant l'avenir de l'Afrique, même si la plupart d'entre eux estiment que le continent n'offrira un potentiel de croissance élevé et solide que sur le long terme (au-delà de trois ans). Outre l'importance cruciale du capital, qui peut continuer à être réinvesti dans les infrastructures et d'autres programmes de développement, cette croissance créera de nombreux autres bénéfices directs et indirects, notamment en matière d'emplois. On estime que pendant la seule année 2015, plus de 350 000 emplois seront créés.


La croissance continue de l'IDE se basera en partie sur la reprise économique des pays développés et sur la forte croissance des pays émergents (Chine et Inde). La croissance du PIB de l'Afrique demeurera solide (+5 % jusqu'en 2015) et sera notamment soutenue par la forte demande et le prix élevé des matières premières.


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Si les niveaux de risque liés à l'investissement en Afrique peuvent être élevés, les niveaux de rentabilité le sont tout autant. De plus, la concurrence dans certains secteurs est relativement faible. Cette opportunité d'investissement ne se maintiendra peut-être pas longtemps, mais l'Afrique semble être bien positionnée pour la saisir. Actuellement, l'Asie est la seule région émergente qui la devance dans les prévisions des investisseurs. Joseph Pagop-Noupoué conclut : « Certaines parties du continent présentent bien sûr des obstacles réels ou subjectifs à l'investissement en raison de l'instabilité politique et de la corruption. Il s'agit évidemment de difficultés importantes, mais les investisseurs en Afrique et les Africains eux-mêmes ont de quoi être positifs. Nous sommes convaincus que l'Afrique est dans une phase de développement durable et que l'IDE va enregistrer une croissance régulière. Toutefois, pour accélérer ce processus de croissance et en tirer profit, les gouvernements et les investisseurs (étrangers et nationaux) doivent agir maintenant. Les réformes économiques et réglementaires doivent s'accélérer afin de diminuer la part de risque inhérente à tout investissement.

mardi 3 mai 2011

Campagne publicitaire : "Toutes nos origines enrichissent le Québec"


C’est sur ce thème qu’a été lancée la nouvelle campagne gouvernementale visant à faire valoir auprès de la population l’apport de la diversité au développement du Québec.
La campagne présente des témoignages authentiques de personnes issues de l’immigration ainsi que de gens qui les côtoient. Sous forme de websérie, Mohammed, Vanessa, Radka et Rodolfo font brièvement le récit de leur intégration professionnelle respective en tant qu’associé, collègue, patronne et spécialiste au sein d’une entreprise.
Le gouvernement québécois veut ainsi faire valoir la contribution des personnes issues de l’immigration au développement de leur milieu ainsi qu’à celui du Québec. Rappelons que, d’ici 2014, plus de 700 000 postes seront à pourvoir partout dans la province. Pour le gouvernement, il importe que les Québécois de toutes origines puissent s’épanouir pleinement sur le marché du travail et participer à l’enrichissement collectif. « La diversité constitue un atout pour toutes les sociétés modernes comme la nôtre. On ne peut se passer des talents et compétences des personnes qui choisissent de s’établir ici », a déclaré la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Kathleen Weil.
Pour découvrir la websérie, rendez-vous à http://www.toutesnosorigines.gouv.qc.ca/

lundi 2 mai 2011

N'oubliez pas de voter le 2 mai prochain !

Je trouve aussi ennuyant la politique canadienne, des politiciens sans envergure et sans charisme, des débats insipides, des élections fréquentes et inutiles qui empêchent toute vision à long terme. Malgré ce tableau sombre, je vais quand même exercer mon droit de vote, c'a n'a pas de prix. Je vais choisir le moins pire parmi les canards boiteux qui s'offrent à moi. Je ne veux pas laisser les autres décider pour moi.
Le 2 mai, je vais aller voter pour le CHANGEMENT. Et Vous ?

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